Un simple décryptage permet de se rendre compte que les principes du Cross Marketing, mécanique spécifique à la grande distribution, peuvent parfaitement s’appliquer au CRM :
- Générer du trafique ;
- Recruter de nouveaux clients/consommateurs ;
- Créer un événement – limité dans le temps - et suffisamment attractif pour inciter à la consommation;
Même si ces notions sont purement commerciales et intéressées, bref à l’opposé du romantisme, Starbucks Coffee et Yahoo Personals sont parvenus à les rendre compatibles avec les préoccupations de leur cible : les célibataires !
L’enseignement à tirer de cette love story pourrait bien être le suivant : le CRM est bien plus qu’une simple application informatique permettant de réaliser des filtres, des tris croisés dynamiques de l’ensemble des données clients recensées au sein des différents services de l’entreprise. Il faut savoir déceler la niche de clients potentiels qui n’apparaît pas dans les rapports statistiques établis par un ordinateur. Ajouter un peu d’intelligence aux data mining ! C’est d’ailleurs pour cela qu’aucune application informatique ne remplacera totalement l’homme, ou la femme, capable d’analyser les résultats obtenus en phase avec le secteur d’activité de l’entreprise.
Le CRM se caractérise par les connexions indispensables entre les employés d’une entreprise mais aussi de l’entreprise avec son marché.
Il faut savoir penser le CRM en trois dimensions (les employés en charge du traitement et de l’analyse des données qualitatives et quantitatives relatives aux clients - le web qui peut être envisagé comme une interface, officielle ou non, entre une entreprise et ses clients – et enfin le marché sur lequel évolue l’entreprise ou auquel elle aspire).
Une entreprise ne doit pas pratiquer sa relation client de manière égocentrique, sous peine de ne plus répondre aux attentes de ses clients : un client, tout comme un célibataire, a une multitude de centres d’intérêts - un univers bien à lui - et ne se prive pas pour explorer toutes les opportunités qui lui sont offertes. Il faut donc l’envisager dans toute sa complexité et l’amener sur la voie de la fidélité. Dans cette optique, le ‘Cross CRM’ pourrait bien être un commencement pour une vision moins mécanique et moins étriquée de la relation client.
Maintenant que vous savez tout, rendez-vous chez Starbucks le 14 février ?